Valeurs recommandées pour les coefficients de transmission du cisaillement selon la norme EN 1993-5
Type d’unité de palplanche en U | Nombre de niveaux d’appui structurel (cf. Note 1) | Coefficients de réduction βB et βD mentionnés en 5.2.2(2), 5.2.2(9), 5.2.3(2) et 6.4(3)(cf. Notes 2, 3, 4 et 5) | |||||
Conditions très défavorables (cf. Note 6) | Conditions défavorables (cf. Note 7) | Conditions favorables (cf. Note8) | |||||
βB | βD | βB | βD | βB | βD | ||
Palplanches simples ou doubles non solidarisées | 0 | 0,40 | 0,30 | 0,50 | 0,35 | 0,60 | 0,40 |
1 | 0,55 | 0,35 | 0,60 | 0,40 | 0,70 | 0,45 | |
>1 | 0,65 | 0,45 | 0,70 | 0,50 | 0,80 | 0,55 | |
Palplanches doubles serties ou soudées | 0 | 0,70 | 0,60 | 0,75 | 0,65 | 0,80 | 0,70 |
1 | 0,80 | 0,70 | 0,85 | 0,75 | 0,90 | 0,80 | |
>1 | 0,90 | 0,80 | 0,95 | 0,85 | 1,00 | 0,90 | |
NOTE 1
Tout dispositif de retenue entraînant un changement de signe de l’effort tranchant (de positif à négatif ou inversement) peut être considéré comme un appui structurel. La pointe des palplanches ne doit pas être considérée comme un appui. Le bénéfice d’un appui ne doit être pris en compte que pour les situations de projet postérieures à sa mise en place. Les dispositifs de retenue ne peuvent être considérés comme appuis structurels que s’ils sont conçus comme tels conformément aux normes applicables.
NOTE 2
Si les serrures ne sont pas traitées avec des produits d’étanchéité ou des lubrifiants, les coefficients peuvent être augmentés de +0,05 (sans dépasser 1,0).
NOTE 3
Les serrures des palplanches en U simples ou doubles non serties doivent être reliées après installation par un cordon de soudure structurel (cordon d’angle d’au moins 6 mm) près de la tête.
La longueur minimale de cette soudure doit être :
- 100 mm pour des hauteurs retenues jusqu’à 2,5 m ;
- pour des hauteurs retenues plus importantes, ajouter 100 mm de soudure par mètre supplémentaire de hauteur retenue, avec un maximum de 500 mm (applicable pour des hauteurs retenues supérieures à 6,5 m).
La réalisation de cette soudure permet d’augmenter les coefficients β₀ de +0,1, +0,15 ou +0,2 respectivement pour les conditions très défavorables, défavorables et favorables (sans dépasser 1,0),et les coefficients βR respectivement de +0,1, +0,2 ou +0,25 (sans dépasser 1,0).
NOTE 4
L’amélioration des valeurs de β par des méthodes supplémentaires peut être envisagée par le projeteur, sous réserve de démontrer, par calcul, essais ou autres moyens, qu’un degré approprié de transmission des efforts tranchants sera assuré, justifiant des coefficients plus élevés que ceux issus du présent tableau et de ces notes.
NOTE 5
Les coefficients βR et β₀ pour l’ensemble de la palplanche en U doivent être choisis en fonction des conditions les plus défavorables applicables.
NOTE 6
Les conditions très défavorables sont :
- la rétention de profondeurs importantes d’eau libre ;
- la présence significative de sol fin de très faible résistance ou de sol grossier très lâche (selon BS EN ISO 14688-1) sous le niveau de fond de fouille ;
- la déstructuration artificielle par préforage à la tarière dans un sol fin sous le niveau final d’excavation (sauf justification par essais ou autres moyens que le sol préforé présente un frottement équivalent ou supérieur à celui d’un sol fin de faible résistance ou d’un sol grossier lâche, auquel cas des conditions plus favorables peuvent être retenues) ;
- la déstructuration artificielle d’un sol fin par injection d’eau sous pression à un débit supérieur à 240 L/min (voir Annexe D.2 de la BS EN 12063:1999) ;
- la déstructuration artificielle d’un sol grossier par injection d’eau sous pression à un débit supérieur à 480 L/min (voir Annexe D.2 de la BS EN 12063:1999).
NOTE 7
Les conditions défavorables sont :
- la présence significative de sol fin de faible résistance ou de sol grossier lâche (selon BS EN ISO 14688-1) sous le niveau de fond de fouille ;
- la déstructuration artificielle par préforage à la tarière dans un sol grossier sous le niveau final d’excavation (sauf justification par essais ou autres moyens que le sol préforé présente un frottement équivalent ou supérieur à celui d’un sol moyennement dense, auquel cas des conditions plus favorables peuvent être retenues) ;
- Déstructuration artificielle d’un sol fin par injection d’eau sous pression à un débit compris entre 60 et 240 L/min (voir Annexe D.2 de la BS EN 12063:1999), ou déstructuration d’un sol grossier par injection à un débit compris entre 240 et 480 L/min.
NOTE 8
Des conditions favorables peuvent être retenues si aucune des conditions très défavorables ou défavorables ne s’applique.